logo
Search:

17. Hervé Bazin:
 
L'église verte


écrit: 1981
(247 pages)
 
lu en février 2014
résultat: DISLIKE

 
Après avoir été deçues par le dernier bouquin allemand, nous espérions faire mieux avec ce roman français d'Hervé Bazin (1911-1996). Malheureusement, on n'avait pas de chance avec celui-ci non plus. Après trois chapitres et environ 30 pages, on en avait marre.
 
L'histoire d'un homme qui a fui la civilisation pour vivre dans la nature aurait pu être vraiment intéressante, mais la joie de la lecture fut largement gâchée par de longues phrases bourrées de vocabulaire spécifique de la nature. Après trois pages on s'est demandé si on parlait la même langue. Le livre a-t-il peut-être été écrit pour des biologues? Bon, le français n'est pas notre langue maternelle, mais là on avait l'impression de lire Jabberwocky de Lewis Carroll. Accordons toutefois que si le lecteur manque de vocabulaire, ce n'est pas la faute de l'auteur.
 
Autre chose qu'on n'aimait pas était la façon dont l'auteur voulait faire passer son agenda écologique aux lecteurs. Bon, d'accord, il est important de protéger la nature et la chasse à l'animal est cruelle, mais on n'a pas envie d'être endoctriné pendant de longues pages sur ce thème, et malheureusement, c'est ce que l'auteur a fait. Peut-être aurait-on pu s'en douter avec un titre comme L'église verte, mais on ne s'attendait pas à une leçon de morale si laborieuse. Si c'est là le style de l'auteur, on préfère s'abstenir.
 
Les personnages n'étaient pas vraiment nuancées non plus. Il y avait le bon vieil instituteur (sans doute l'alter ego de l'auteur) et sa fille, tous deux astucieux, en accord avec la nature et prêts à jouer des tours aux vilains chasseurs. Il semble bien que le monde de Bazin distingue nettement entre les "bons" et les "mauvais". Nous préférons une vue plus nuancée.
 
Nous nous rappelions alors que, bien des années auparavant, on avait lu un extrait d'un autre roman de Bazin, Vipère au poing, qu'on n'avait pas vraiment aimé non plus. A la page de titre de L'Eglise verte, l'éditeur annonce fièrement que Bazin fait partie de l'Académie Goncourt. Mais cette carte de membre n'améliore en rien le texte.
 
Bref, ce roman est un DISLIKE, clair et net. Malheureusement, le second de suite. Mais on ne va pas perdre l'espoir de faire mieux avec le prochain livre, cette fois-ci, en anglais.
 
Extrait du livre:
 
 

 

Book 16                              Table of Contents 1                              Book 18