logo
Search:

32. Michel del Castillo:
 
La guitare


écrit: 1958
(136 pages)
 
lu en juin 2014
résultat: DISLIKE

 
La petite nouvelle de Michel del Castillo (1933) commença bien prometteur: la scènerie se joue en Galice et la nature y est décrite de façon très poétique. Le récit est écrit dans la première personne et on comprend tout de suite que c'est un homme malheureux qui nous raconte son histoire. Malheureux, mais déterminé à ne pas être vaincu. Un excellent début pour explorer la cruauté des hommes, mais aussi la capacité de l'individu de tourner son sort et de le changer en fortune. Mais del Castillo a malheureusement choisi une autre voie.
 
Le début de l'histoire est triste, mais intéressant. Né avec une déformation et laideur extrême, le protagoniste est caché au grenier par son propre père et c'est uniquement une vieille femme qui s'occupe de lui et lui donne de l'affection. La relation entre ce nain bossu et son père riche et viril nous a rappelé les caractères de Tyrion et Tywin Lannister de la série télévisée Game of Thrones, deux charactères forts qui se donnent de merveilleuses repliques. Mais les similarités se terminaient rapidement.
 
Après avoir lu la moitié du livre on commençait à avoir marre de la vie déprimante du protagoniste. Bien qu'au début il ait toujours de l'espoir que sa situation puisse s'améliorer un jour, plus le temps s'écoule, plus le désespoir s'agrandit. Le ton cynique du narrateur et sa manière de demander tout le temps que le lecteur ne montre pas de pitié pour lui, nous parurent de plus en plus hypocrites. Bien que sa vie soit affreuse et que la manière excessive dont les paysans le détestent soit incompréhensible, nous avions du mal d'avoir de la sympathie pour lui.
 
Bref, l'histoire continuait à empirer et on arrivait à un point où on ne voulait plus rien entendre de sa vie malheureuse et cette populace abrutie. Le livre était bien petit, mais encore trop long pour nous, on commençait à survoler les vingt dernières pages juste pour savoir si au moins il y aurait une bonne fin. Mais non, l'histoire se termine sur la même note déprimante qu'au début.
 
Peut-être qu'on aurait dû s'en douter en lisant l'avant-propos de l'auteur dans la nouvelle édition où il faisait une sorte d'excuse pour son texte. Après avoir lu le livre, les similarités psychologiques de l'auteur avec son protagoniste sont frappantes. Peut-être le tout a un caractère un peu autobiographique. N'importe, le récit n'était pas à notre goût, on n'a pas fini le livre, donc ce sera un DISLIKE.
 
Extrait du livre:
 
 

 

Book 31                              Table of Contents 2                              Book 33