5. Jean Anouilh:
Becket ou l'honneur de Dieu
écrit: 1959
(184 pages)
lu en mai 2013
résultat: DISLIKE
A l'école, Sandra avait lu la pièce Antigone de l'auteur français Jean Anouilh (1910-1987), qui, comme elle se rappelle plus de vingt ans plus tard, lu avait plutôt plu: Je me rappelle toujours d'un commentaire d'un de mes camarades de classe: "C'est normal que la pièce de plaît. C'est toi Antigone!" "Comment ça, alors?". "Eh bien, t'es toujours là, non?" "Oui...." "T'es pas partie?" "Non..." "Voilà, comme je disais: t'es anti-gone." "Ha-ha-ha." De bons souvenirs.
Et ainsi, en mai 2013, on a choisi une autre pièce d'Anouilh. De toute façon, on aime lire des pièces de théâtre, c'est court, c'est du dialogue (évidemment) et ça se lit vite. Ce qui nous plaisait aussi c'était le sujet de la pièce, le roi Henri II d'Angleterre et Thomas Becket, son archevêque et ami. Après tout, on a fait des études de médiévistique, et le XIIe siècle nous a toujours intéressé.
Malheureusement, nous n'avons pas du tout aimé la façon dont Anouilh a peint les protagonistes. Henry II est présenté comme un idiot qui ne s'intéresse qu'aux filles et à la boisson, et Becket a une biographie tout à fait différente du personnage historique. Je n'ai rien contre la licence poétique, mais cela doit rester plausible. Dans ce cas-ci, les deux personnages avaient l'air tout simplement ridicule. Quel dommage! Une burlesquerie façon Monty Python ou Black Adder aurait pu être amusante et agréable à lire. Mais cela n'a pas été l'intention de l'auteur. Les dialogues semblaient peu recherchés, le tout n'était ni biographie historique, ni satire, cela donnait tout simplement l'impression d'avoir été écrit à la vite-vite.

En faisant une petite recherche sur wikipédia, nous avons appris que, en effet, Anouilh avait écrit cette pièce en un temps archi court sans avoir trop fait de recherches sur le sujet avant de l’entamer. Et bien, il aurait dû, peut-être la pièce aurait été meilleure.
Après avoir fini le premier acte, c'est-à-dire, 30 pages environ, nous en avions mare, les discours nous énervaient trop. Ce drame ne valait pas la peine d'être lu, pourquoi investerions-nous plus de temps dans la lecture qu'Anouilh a investi dans la recherche? On a donc arrêté la lecture. Peut-être d'autres pièces d'Anouilh sont meilleures, mais Becket a été une forte déception.
En bref: dialogues et caractérisation des personnages implausibles et peu recherchés – it's a DISLIKE.
Extrait du livre:
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